Lundi 21 août 2006
Voilà, ENFIN de retour ce matin !!! J'ai voulu aller sur mon blog plus d'une fois pour raconter mes aventures, mais j'étais pas en
état.
On est arrivé le 7 à Antalya pour partir en circuit le 8. Soleil de plomb, une humidité dans l'air comme j'ai jamais vu, même sous les tropiques... On en a vu d'autres me suis-je dit, j'ai vécu 50 en Tunisie, c'est pas 45° en Turquie qui vont me faire peur !
Là, le pied, le guide nous apprend qu'en fait,au lieu d'hôtels 3* initialement prévus pour le circuit, on sera surclassés en 4 et 5* avec piscine... Le lendemain, prêts pour la grande expédition, on nous fait remonter dans nos chambres car 2 personnes ne sont pas arrivées la veille, on décale donc notre programme d'une journée pour les attendre.
On, part donc le 9, direction Pammukale. On s'avale des heures de car et nous y sommes ! Je suis enchantée ! Certes, le tourisme est passé par là et une bonne partie est fermée à cause des dégradations et des tentatives de sauvetage du site par l'UNESCO, mais c'est vraiement très joli. Tout se passe bien, on boit des litres de flotte que nos amis turcs nous taxent entre 2 et 3 € la bouteille, jamais autant eu l'impression de passer pour une vache à lait, mais on s'en fiche, on est en vacances !!! Le groupe est assez sympa, à l'exception de 2 ou 3 gros connards racistes que j'ai envie de claquer.
Le soir venu, transfert à l'hôtel, tout le monde se réjouit d'aller piquer une tête dans la piscine, sauf que le guide oublie de nous signaler qu'en fait , suite à notre décalage d'une journée, oublié les 4 et 5* on est en 3* comme initialement prévu et pas de piscine en vue.... Certains gros cons du groupe n'ont pas apprécié et s'en est suivi un pétage de plomb mémorable de notre guide à notre égard. Nous on s'en fichait d'être en 3*, on avait payé pour ça, pas pour plus, mais bon.... Le Muezzin appelle à la prière, c'est bon le dépaysement !
Bref, le lendemain, 10 août, c'est mon anniversaire et aussi la plus longue journée de car, 700 bornes environ, direction la Cappadoce et ses cheminées des fées. Toujours armée de mon bob, ma crème solaire et mes bouteilles deau, suis fin prête à affronter cette nouvelle journée caniculaire ! Petit déj le matin, je me bouffe une tartine de beurre rance....J'arrête dès que je me rend compte de la chose pour me rabattre sur autre chose... Arrive midi, je commence à avoir la diarrhée mais je me sens bien. Et là, c'est le drame ! Milieu d'aprèm, je commence à grelotter, je claque des dents sous les 45° dehors et la clim du car à fond. On arrive à l'hôtel, je ne sais pas encore comment j'ai réussi à atteindre la chambre, je me précipite dans la salle de bain, les fesses sur les wc, la tête dans le lavabo, je vomis tripes et boyaux, la diarrhée on n'en parle même pas. Je suis malade, mais quand je dis malade, le mot est faible, j'agonise ! Je suis brûlante de fièvre, j'ai dû passer les 40° pour la première fois de ma vie, je ne peux pas m'hydrater car chaque gorgée d'eau avalée se retrouve inexorablement vomie, je marche à 4 pattes car mes jambes ne me portent plus... Je me vois mourir en Cappadoce ou rapatriée par Mondial Assistance, mais qu'est-ce que je fiche ici ?!? J'allume mon portable et je réceptionne un par un tous les messages de mes amis et de la famille pour mon anniversaire.S'ils savaient me disais-je..... J'en profite pour les remercier tous ici pour leurs gentils messages!!! Ma chance dans l'histoire est qu'on ne change pas d'hôtel le lendemain, je passe donc 36 heures au lit, n'ayant vu de la Cappadoce que ma chambre d'hôtel, enfin surtout les WC environ 8 fois par heure...Et le 12 août, se profilent 650 bornes de car, l'horreur ! Les haltes se passent toutes au toilettes, qui sont bien entendu toutes payantes, pas au prix de l'eau mais presque...
Les dernières journées de circuit sont interminables, je me sens mal, j'en peux plus, je bouffe des boites d'anti diarrhéiques, de paracétamol pour la fièvre, rien n'y fait, j'en peux plus. Pour l'anecdote marrante, je me suis retrouvée un matin enfermée dans les WC sur un site, on a du aller chercher le gars de l'entrée pour qu'il me libère en cassant le verrou...
Arrive enfin la fin de la semaine de galère, je ne peux toujours presque rien manger, je suis faible, j'ai claqué 100 € en 1 semaine rien qu'en eau et en WC... Mais je me dis que la deuxième semaine sera cool, hôtel 5* en all inclusive en bord de mer, le moral remonte donc un peu.
Transfert à l'hôtel, à Finike, à 2 heures d'Antalya. Mais qu'est ce que c'est que ce climat ! C'est d'une moiteur infernale ! On sue tellement que ça en devient fatigant. On boit 1 litre, on en transpire 2. L'hôtel est très chouette, vraiment, la bouffe à l'air très bonne mais je ne pourrais pas en dire plus, sinon, qu'ils savent bien cuire le riz... Je rêve devant les morceaux de pastèque, quand on est mal, on a des joies simples, j'ai jamais autant apprécié la pastèque que ce premier petit morceau que j'ai pu avaler juste parce que je n'en pouvais plus de le voir me narguer.
La plage, la mer.... Sauf que sur cette connerie de plage de sable noir, j'ai l'impression d'être une merguez sur un barbecue. C'est intenable cette chaleur qui monte du sol, rien à voir avec du sable blanc qui réverbère. Non, le sable noir garde la chaleur et quand ça monte du sol, c'est l'enfer. Du coup j'ai passé la semaine à la piscine, ce qui avait l'avantage certain d'être bien plus proche de la chambre et donc, des mes amis les WC, que je ne quitte toujours pas plus de 30 minutes sans avoir besoin d'y courir.... Je suis fatiguée, je veux rentrer à la maison. A force d'aller aux toilettes, j'ai les fesses à vif et, pour la première fois de ma vie, des hémorroïdes !!! J'hallucine, je ne sais plus à quel Saint me vouer ! Je veux rentrer chez moi ! L'hôtel passe le Boléro de Ravel en boucle, j'en peux plus, c'est de la torture, j'ai envie de leur offrir mon MP3, je deviens dingue!
Les gens sont gentils, me filent tous leurs médocs, leurs crèmes etc.... Mais que je suis mal ! Je pourris en même temps les vacances de mon chéri qui ne sait plus quoi faire pour que je me sente mieux. Et là, encore le drame, explosion d'hémorroïdes, je pisse le sang, impossible de rester assise, je vous passe les détails....Je déprime, j'en pleurerais. Et là 3ème drame, mon Chérichounet se tape un coup de chaud à 2 jous du départ, brûlant de fièvre, diarrhée, j'ai plus de médocs pour lui, on va mendier à droite et à gauche pour pouvoir le soulager jusqu'au retour.
Bref, on est rentré ce matin, vidés, c'est le cas de le dire enchantés de retrouver notre chez nous.
Bon, y a eu aussi des bons moments, si si, mais là je suis pas très objective et c'est pas ceux-là qui m'auront marqué le plus.
On est arrivé le 7 à Antalya pour partir en circuit le 8. Soleil de plomb, une humidité dans l'air comme j'ai jamais vu, même sous les tropiques... On en a vu d'autres me suis-je dit, j'ai vécu 50 en Tunisie, c'est pas 45° en Turquie qui vont me faire peur !
Là, le pied, le guide nous apprend qu'en fait,au lieu d'hôtels 3* initialement prévus pour le circuit, on sera surclassés en 4 et 5* avec piscine... Le lendemain, prêts pour la grande expédition, on nous fait remonter dans nos chambres car 2 personnes ne sont pas arrivées la veille, on décale donc notre programme d'une journée pour les attendre.
On, part donc le 9, direction Pammukale. On s'avale des heures de car et nous y sommes ! Je suis enchantée ! Certes, le tourisme est passé par là et une bonne partie est fermée à cause des dégradations et des tentatives de sauvetage du site par l'UNESCO, mais c'est vraiement très joli. Tout se passe bien, on boit des litres de flotte que nos amis turcs nous taxent entre 2 et 3 € la bouteille, jamais autant eu l'impression de passer pour une vache à lait, mais on s'en fiche, on est en vacances !!! Le groupe est assez sympa, à l'exception de 2 ou 3 gros connards racistes que j'ai envie de claquer.
Le soir venu, transfert à l'hôtel, tout le monde se réjouit d'aller piquer une tête dans la piscine, sauf que le guide oublie de nous signaler qu'en fait , suite à notre décalage d'une journée, oublié les 4 et 5* on est en 3* comme initialement prévu et pas de piscine en vue.... Certains gros cons du groupe n'ont pas apprécié et s'en est suivi un pétage de plomb mémorable de notre guide à notre égard. Nous on s'en fichait d'être en 3*, on avait payé pour ça, pas pour plus, mais bon.... Le Muezzin appelle à la prière, c'est bon le dépaysement !
Bref, le lendemain, 10 août, c'est mon anniversaire et aussi la plus longue journée de car, 700 bornes environ, direction la Cappadoce et ses cheminées des fées. Toujours armée de mon bob, ma crème solaire et mes bouteilles deau, suis fin prête à affronter cette nouvelle journée caniculaire ! Petit déj le matin, je me bouffe une tartine de beurre rance....J'arrête dès que je me rend compte de la chose pour me rabattre sur autre chose... Arrive midi, je commence à avoir la diarrhée mais je me sens bien. Et là, c'est le drame ! Milieu d'aprèm, je commence à grelotter, je claque des dents sous les 45° dehors et la clim du car à fond. On arrive à l'hôtel, je ne sais pas encore comment j'ai réussi à atteindre la chambre, je me précipite dans la salle de bain, les fesses sur les wc, la tête dans le lavabo, je vomis tripes et boyaux, la diarrhée on n'en parle même pas. Je suis malade, mais quand je dis malade, le mot est faible, j'agonise ! Je suis brûlante de fièvre, j'ai dû passer les 40° pour la première fois de ma vie, je ne peux pas m'hydrater car chaque gorgée d'eau avalée se retrouve inexorablement vomie, je marche à 4 pattes car mes jambes ne me portent plus... Je me vois mourir en Cappadoce ou rapatriée par Mondial Assistance, mais qu'est-ce que je fiche ici ?!? J'allume mon portable et je réceptionne un par un tous les messages de mes amis et de la famille pour mon anniversaire.S'ils savaient me disais-je..... J'en profite pour les remercier tous ici pour leurs gentils messages!!! Ma chance dans l'histoire est qu'on ne change pas d'hôtel le lendemain, je passe donc 36 heures au lit, n'ayant vu de la Cappadoce que ma chambre d'hôtel, enfin surtout les WC environ 8 fois par heure...Et le 12 août, se profilent 650 bornes de car, l'horreur ! Les haltes se passent toutes au toilettes, qui sont bien entendu toutes payantes, pas au prix de l'eau mais presque...
Les dernières journées de circuit sont interminables, je me sens mal, j'en peux plus, je bouffe des boites d'anti diarrhéiques, de paracétamol pour la fièvre, rien n'y fait, j'en peux plus. Pour l'anecdote marrante, je me suis retrouvée un matin enfermée dans les WC sur un site, on a du aller chercher le gars de l'entrée pour qu'il me libère en cassant le verrou...
Arrive enfin la fin de la semaine de galère, je ne peux toujours presque rien manger, je suis faible, j'ai claqué 100 € en 1 semaine rien qu'en eau et en WC... Mais je me dis que la deuxième semaine sera cool, hôtel 5* en all inclusive en bord de mer, le moral remonte donc un peu.
Transfert à l'hôtel, à Finike, à 2 heures d'Antalya. Mais qu'est ce que c'est que ce climat ! C'est d'une moiteur infernale ! On sue tellement que ça en devient fatigant. On boit 1 litre, on en transpire 2. L'hôtel est très chouette, vraiment, la bouffe à l'air très bonne mais je ne pourrais pas en dire plus, sinon, qu'ils savent bien cuire le riz... Je rêve devant les morceaux de pastèque, quand on est mal, on a des joies simples, j'ai jamais autant apprécié la pastèque que ce premier petit morceau que j'ai pu avaler juste parce que je n'en pouvais plus de le voir me narguer.
La plage, la mer.... Sauf que sur cette connerie de plage de sable noir, j'ai l'impression d'être une merguez sur un barbecue. C'est intenable cette chaleur qui monte du sol, rien à voir avec du sable blanc qui réverbère. Non, le sable noir garde la chaleur et quand ça monte du sol, c'est l'enfer. Du coup j'ai passé la semaine à la piscine, ce qui avait l'avantage certain d'être bien plus proche de la chambre et donc, des mes amis les WC, que je ne quitte toujours pas plus de 30 minutes sans avoir besoin d'y courir.... Je suis fatiguée, je veux rentrer à la maison. A force d'aller aux toilettes, j'ai les fesses à vif et, pour la première fois de ma vie, des hémorroïdes !!! J'hallucine, je ne sais plus à quel Saint me vouer ! Je veux rentrer chez moi ! L'hôtel passe le Boléro de Ravel en boucle, j'en peux plus, c'est de la torture, j'ai envie de leur offrir mon MP3, je deviens dingue!
Les gens sont gentils, me filent tous leurs médocs, leurs crèmes etc.... Mais que je suis mal ! Je pourris en même temps les vacances de mon chéri qui ne sait plus quoi faire pour que je me sente mieux. Et là, encore le drame, explosion d'hémorroïdes, je pisse le sang, impossible de rester assise, je vous passe les détails....Je déprime, j'en pleurerais. Et là 3ème drame, mon Chérichounet se tape un coup de chaud à 2 jous du départ, brûlant de fièvre, diarrhée, j'ai plus de médocs pour lui, on va mendier à droite et à gauche pour pouvoir le soulager jusqu'au retour.
Bref, on est rentré ce matin, vidés, c'est le cas de le dire enchantés de retrouver notre chez nous.
Bon, y a eu aussi des bons moments, si si, mais là je suis pas très objective et c'est pas ceux-là qui m'auront marqué le plus.

C'est vous qui le dites