Après 4 heures d'attente à Roissy, après 12 heures de vol de nuit, nous atterrissons à l'aéroport Galeao. Il est 5h15 du matin comme
prévu, il fait encore nuit en ce dimanche matin. Le temps de récupérer nos bagages et de passer la douane, le jour s'est levé, le soleil brille et Phasya est là au rendez-vous.
Après une cigarette bien méritée sur le trottoir devant l'aéroport, il est temps de vivre notre première grande expérience carioca : le taxi. Vous avez été en Afrique du nord ? Vous avez été au
Caire ? Et bien dites vous que vous n'avez encore rien vu concernant la conduite automobile. Les cariocas conduisent comme des malades. Si un jour vous allez à Rio et que vous décidez de louer
une voiture, je ne vous dit qu'une chose : oubliez tout ce que vous savez des règles de conduite, bon courage et prenez une bonne assurance !!
Nous arrivons dans le quartier de Copacabana, notre point de chute, chez Phasya et Tiago. Le temps de chausser les tongs, et c'est parti pour une longue promenade le long de la plage de
Copacabana, d'Arpoador et d'Ipanema. Pour vous donner une idée rien que Copacabana fait 4.5 km de long... Difficile de réaliser que nous sommes sur les plus mythiques plages du monde,
la fatigue se fait sentir.

Puis, après avoir traversé le marché hippie, nous avons bien mérité un suco (jus de fruits frais) et quelques salgados (petits bidules salés fourrés au fromage, à la viande etc..), trop
trop bon !!!
Le Brésil est le paradis des fruits et des cocktails de jus de fruits, le panard total !!! Je ne vous dis pas la cure qu'on s'est fait, un vrai bonheur à l'état pur. Le carioca est très
proche de sa santé. Tout le monde fait du sport et entretient son apparence, les cures de vitamines font partie de la vie quotidienne. Qui que vous croisiez, gros ou mince, tout le monde est
musclé. Il y a des bars à sucos tous les 100 mètres, c'est hallucinant. Pour environ 2,50 à 3 réals (envion 1 euro) vous aurez droit à votre petit jus de fruits, donc une bagatelle pour le
touriste.
Nous décidons de rentrer nous reposer, Phasya hèle un van qui nous dépose tout près de l'appartement. Après les présentations avec Tiago et une discussion sur la ville lors de laquelle nous
apprenons que durant la nuit un gang est passé dans la rue en tirant des rafales de mitraillette (gloups), c'est l'heure de dormir un peu...
3 ou 4 heures plus tard, c'est reparti, Chérichounet et moi décidons qu'il est temps d'aller boire une eau de coco sur Copacabana. C'est sympa, on vous fait une ouverture dans une noix de coco
avec une machette, on vous met une paille et vous buvez directement dans le fruit. Ensuite, si vous voulez manger le fruit, on vous l'ouvre, toujours à la machette, et vous pouvez déguster votre
noix de coco.

Le dimanche, l'avenue Atlantica qui borde la plage est fermée à la circulation dans un sens, pour permettre aux piétons de prendre
possession des lieux. Ca grouille, il y a un monde fou. Des vendeurs de paréos, de maillots de bains, de bijoux, des sculpteurs de sable, tout ce petit monde s'installe le long de la plage
pour apâter le touriste (et ça marche hi hi ).

Mais le ciel noircit, la pluie commence à tomber...Nous ne savions pas encore que c'était le début d'une longue succession de journées "humides"...
Le soir, nous sommes allés manger tous les 4 dans un resto. Notre première approche de la nourriture brésilienne. De la bonne viande, du riz, des feijaos (haricots noir en sauce, slurp
)... Sauf que le serveur a voulu nous arnaquer sur l'addition ce qui a valu un scandale Phasyesque. Elle n'a pas toléré, sous prétexte que nous sommes des "gringos", que le mec tente de nous
gruger. C'était drôle hi hi hi :o) mais nous savons à présent qu'il faudra nous méfier et bien vérifier les additions... Gringos nous sommes, gringos nous resterons jusqu'au
bout.

C'est vous qui le dites